Par Santiago Ruiz, SoB France, 19/9/17

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Le mardi 12 septembre a été marqué par un grand nombre de manifestations publiques qui ont rassemblé environ 400 000 manifestants dans plus de 150 villes françaises. Les mobilisations ont été appelées par la CGT de Philippe Martinez, avec le soutien de nombreux secteurs, qui se sont mobilisés avec un énorme mécontentement croissant parmi des larges secteurs de travailleurs par rapport aux plans du président Macron. Le nouveau président a donné le ton à ce qui viendra avec un discours très dur: «je serai d’une détermination absolue, je ne céderai rien aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes».

De cette façon, Macron a anticipé la gravité de l’attaque qu’il commencera à décharger sur les travailleurs, avec la réforme par ordonnances du code du travail, la baisse des allocations pour le logement (APL), l’augmentation des cotisations sociales générales (CSG), le gel des salaires et le licenciement de milliers de fonctionnaires, une vague de privatisations multiples, l’abolition de 150 000 emplois subventionnés, l’augmentation de l’âge de retraite, et l’abolition des trois quarts des impôts sur la fortune, entre autres.

Un plan global et super offensif dans lequel le gouvernement est pleinement convaincu, au même temps qu’il renforce son arsenal répressif et il essai d’inscrire les dispositions de l’état d’urgence, imposé par Hollande sous l’intention présumée de lutter contre le terrorisme, dans la législation commune. Un projet très sérieux qui servira sans aucun doute à renforcer la présence militaire quotidienne dans les rues de la France afin de contrôler, réprimer et poursuivre les manifestations sociales, les habitants des quartiers populaires et les populations immigrées.Le plan de Macron consiste à avancer sur tout ce que son prédécesseur n’a pas réussi à réaliser en raison de la forte résistance née de la lutte contre la loi El Khomri. C’est pour ça qu’on entend parler d’une loi travail XXL, qui vise à terminer la tâche que les «socialistes» n’ont pas pu compléter quand ils étaient au pouvoir. Les exigences de la bourgeoisie n’ont pas de limites et elles sont sur le point de revenir aux principes du XXème siècle, dans le domaine des droits du travail, en réduisant drastiquement, par exemple, le montant des indemnisations correspondantes aux licenciements abusifs. Pour ces raisons, la journée du 12 septembre a marqué le début d’une résistance qui commence à exprimer ses réserves de lutte, en fonction de l’expérience de l’année dernière contre le gouvernement précédent. Une résistance qui doit être construite non pas par les dirigeants syndicaux, mais malgré eux. Une des principales leçons de la lutte contre la loi El Khomri a été le fait de démasquer le rôle de traître que la bureaucratie syndicale a joué au moment des luttes et des manifestations. La bureaucratie syndicale a un rôle de médiation et son tache est de gérer la colère entre les secteurs des travailleurs, pendant qu’elle se montre combative, mais elle trahira à la première occasion. C’est pour cela que les dirigeants des principaux syndicats nationaux, comme la CGT et FO, ont eu une quantité énorme des réunions avec le président et son premier ministre, avant d’annoncer les premières mesures de lutte. Les leaders syndicaux parient sur le dialogue, un dialogue qui ne peut rien apporter aux travailleurs. Un exemple de ce facteur de médiation qui cherche à diluer le mécontentement pendant que les réformes du travail sont approuvées c’est la division et la désintégration de tout plan de lutte unifiée. C’est pour cela qu’aujourd’hui il y a une énorme quantité des appels sectorisés sans coordination: la CGT se mobilisera le 21 septembre, la France Insoumise de Mélenchon, le 23 septembre, les fédérations FO et CGT propose la grève du transport pour le 25 septembre, les fonctionnaires se manifesteront le 26 contre les licenciements, le 28 contre la montée du CSG et le 10 octobre contre le gel du point d’indice, tandis que les travailleurs de la métallurgie se mobiliseront le 13 octobre pour la défense de leur convention collective. Bien qu’il soit absolument nécessaire et progressif que tous ces secteurs restent dans la rue et se mobilisent, il faut construire un front unique de mobilisations qui frappe avec un seul coup, car tous les attaques ont le même responsable politique : le gouvernement Macron ; et c’est pour cela qu’il faut lui stopper avec son plan régressif pour les travailleurs. Il est nécessaire d’élargir et d’unifier les mobilisations en dépassant la passivité et la division que les dirigeants syndicaux et les politiciens réformistes comme Mélenchon veulent imposer, parce qu’ils n’ont pas l’intention de faire face vraiment au gouvernement en luttant jusqu’à la fin. Alors, afin de vaincre l’offensive réactionnaire et anti-ouvrière du gouvernement Macron, nous devons dépasser les dirigeants syndicaux et réformistes, pour unifier et élargir les mobilisations, dans le but de lutter contre le gouvernement Macron, et de stopper dans les rues sa politique de régression sociale.

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